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vague d’émotion après la mort du détenu Soumeylou Boubèye Maïga.

La mort du détenu Soumeylou Boubèye Maïga, Premier ministre malien entre 2017 et 2019, à l’âge de 67 ans, suscite une vague d’émotion. Depuis l’annonce de sa disparition, les messages de condoléances et d’hommages se multiplient sur le continent

Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’Union africaine, exprime sa « tristesse » suite à cette disparition. Même émotion partagée par le président du Niger, Mohamed Bazoum, qui affiche sa « consternation » : la mort de Soumeylou Boubeye Maïga lui « rappelle celle du président Modibo Keïta en 1977. Je pensais que de tels assassinats relevaient d’une autre ère », écrit le chef de l’État nigérien sur son compte Twitter.

« Triste et tragique », s’indigne le défenseur sénégalais des droits de l’homme, Alioune Tine. Avant d’ajouter : « On aurait pu éviter cette fin au Premier ministre avec cette chronique d’une mort annoncée. »

En Côte d’Ivoire, « c’est avec une grande tristesse » que le président Alassane Ouattara a « appris le décès de » son « jeune frère ». Le chef de l’État ivoirien a adressé ses « condoléances les plus émues à sa famille et à ses proches ».

L’homme politique sénégalais Abdoulaye Bathily salue la mémoire d’un « militant courageux » et d’un « homme d’État lucide ». « Boubèye restera une figure emblématique du Mouvement démocratique, en particulier de la révolution du 26 mars 1991 », précise cet historien.

L’ex-ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Alpha Barry, évoque une grande perte pour le Mali mais aussi pour la sous-région, car il était « à la disposition du Sahel et de toute l’Afrique de l’Ouest », mettant au service des Etats voisins sa « faculté de compréhension et d’analyse des phénomènes terroristes », notamment. « Il suivait toute la problématique et pouvait tracer toutes les implications de ces phénomènes-là du Nigeria à la Mauritanie », se souvient Alpha Barry.

Autre hommage très personnel : celui du ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, attristé de voir disparaître « un éminent homme d’État malien, un africaniste engagé et un ami personnel ».

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