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 7 millions de moustiquaires seront distribuées au Sénégal (ministre)

Le Sénégal a un défi majeur d’élimination du paludisme, à l’horizon 2030, conformément aux orientations de l’OMS et de ‘’Roll Back Malaria’’. C’est dans ce sillage que la Journée mondiale de lutte contre le paludisme a été officiellement célébrée ce dimanche à Karang et couplée avec la distribution massive de moustiquaires à longue durée d’action (MILDA) par le Sénégal et la Gambie.

En effet, atteindre l’objectif d’élimination de ce mal nécessite aussi des innovations dans la manière dont les outils actuellement disponibles sont sélectionnés et fournis, selon le ministre de la Santé et de l’Action sociale.

D’après les services d’Abdoulaye Diouf Sarr, les avancées sont encourageantes, avec la disponibilité du vaccin contre le paludisme, le RTS S. « Il s’agit d’une percée historique extraordinaire pour la science, la santé infantile et la lutte contre le paludisme’’.

Situation épidémiologique

Au Sénégal, au moins 6 977 550 moustiquaires imprégnées seront distribuées. L’objectif est de sauver 40 000 à 80 000 vies par an. « Le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) ainsi que l’ensemble des parties prenantes de la lutte contre le paludisme se sont approprié le slogan la Journée mondiale 2022, «Innover pour réduire la charge du paludisme et sauver des vies», pour le traduire en réalité. Je sais qu’en République sœur de Gambie, c’est le même engagement et la même détermination que manifestent tous les acteurs de la lutte contre le paludisme », a expliqué le ministre de la Santé et de l’Action sociale.

Selon Abdoulaye Diouf Sarr, la situation épidémiologique laisse aussi apparaître une baisse significative de la morbidité palustre chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes, de 2017 à 2021, avec respectivement 26,3 % et 51,1 %.

Toutefois, le paludisme constitue encore un énorme fardeau économique. « Tant que cette maladie existera, elle menacera les plus démunis et les plus vulnérables d’entre nous, de surcroit, dans un contexte de crise sanitaire comme celle que nous vivons actuellement avec la pandémie de Covid-19 ».

Au plan national, les tendances de la morbidité et de la mortalité sur la période 2020-2021 témoignent d’une légère hausse. En effet, le nombre de cas de paludisme est passé de 445 313 en 2020, à 536 850 en 2021. Soit une augmentation de 20,56 %. Et le nombre de décès est passé de 373, en 2020, à 399, soit une augmentation de 6,97 %.

Ces augmentations, explique le ministre, sont dues à une amélioration du recrutement à travers l’intégration de nouvelles structures sanitaires publiques et privées dans le système d’information sanitaire et la capitalisation de leurs données.

Le ministre gambien de la Santé a, pour sa part, expliqué que le paludisme peut être fatal. Il a invité les femmes à s’approprier l’utilisation des moustiquaires.

« Si les femmes veulent que les enfants et toutes les familles se mettent sous moustiquaire imprégnée, elles le réussiront. Aussi, il faut non seulement les sensibiliser, mais leur confier le projet », a dit le docteur Amadou Lamine Samakhé.

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